RDC : des combats entre M23 et FARDC-Wazalendo sur plusieurs fronts dans le Nord et Sud-Kivu

La situation sécuritaire demeure explosive dans l’est de la République démocratique du Congo. Ce mercredi 8 octobre 2025, de violents affrontements ont opposé les rebelles du M23 aux Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par les groupes d’autodéfense dits Wazalendo, sur plusieurs axes des provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Selon des sources locales concordantes, de d’intenses combats ont été signalés à Kuba, localité située à une quinzaine de kilomètres de Pinga, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu).

Les échanges de tirs ont duré plusieurs heures, provoquant la panique et la fuite de nombreux habitants vers les zones jugées plus sûres.

Des affrontements similaires ont également été rapportés entre Mpeti et Burayi, dans le territoire voisin de Walikale, où les forces loyalistes et les miliciens Wazalendo tentent de contenir la progression du M23 et de ses alliés.

Les rebelles nourrissent toujours l’ambition de s’emparer de la cité stratégique de Pinga, un point névralgique du territoire de Masisi, réputé pour ses axes routiers reliant plusieurs zones minières et agricoles. Jusqu’à présent, cette localité reste sous contrôle conjoint des FARDC et des Wazalendo, malgré la pression persistante des assaillants.

Dans la province du Sud-Kivu, des combats ont également été signalés dans la chefferie de Nindja, territoire de Kabare, notamment dans le groupement de Luhago.

D’après les informations recueillies sur place, les positions de Mwegerera et Malyamba seraient désormais partagées entre les combattants Wazalendo et les éléments du M23, signe d’un rapport de force encore incertain dans cette zone frontalière du Nord-Kivu.

Ces affrontements s’inscrivent dans un contexte de recrudescence des violences armées dans l’est du pays, où le M23 soutenu selon Kinshasa par l’armée rwandaise poursuit son expansion, malgré les multiples appels au cessez-le-feu.

Les conséquences humanitaires de ces combats restent préoccupantes : des milliers de civils continuent de fuir leurs villages, cherchant refuge dans les localités voisines ou dans les sites déjà saturés de déplacés internes.

Les autorités provinciales n’ont pas encore communiqué sur le bilan exact de ces affrontements.

Les détails et les évolutions de la situation sécuritaire seront suivis dans nos prochaines publications.

Muller Mundeke Kalonji

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