Drame/RDC : un élève tué par son préfet des études au Nord-Kivu ce 9 octobre

Un drame a frappé ce jeudi 9 octobre 2025 l’Institut Philadelphie, situé dans le village Mutiri, groupement Biiri, territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu.

Un élève âgé d’environ 16 ans a perdu la vie après avoir été violemment frappé par son préfet d’études, Kitsa Claude Christophe, dans des circonstances encore floues.

Selon des témoins présents au moment des faits, un différend aurait éclaté entre le préfet et l’élève, élève de 7ᵉ année, au sujet d’un comportement jugé inapproprié par le responsable scolaire.

« Il y a eu des mésententes entre le préfet et l’élève. Lorsque M. Kitsa a commencé à le frapper avec un bâton, l’enfant a rapidement perdu connaissance. Il a été transporté d’urgence dans une structure sanitaire, mais il est malheureusement décédé », a rapporté un enseignant de l’institut, témoin oculaire du drame.

Un autre témoin a précisé que les coups portés, bien que limités, pourraient avoir été aggravés par un problème de santé sous-jacent de la victime.

« Le préfet lui a administré quelques coups sur les fesses. Le jeune est tombé à terre et s’est évanoui avant même d’être pris en charge médicalement », a-t-il expliqué.

Après l’incident, le préfet d’études aurait pris la fuite, disparaissant avant l’arrivée des forces de sécurité locales. Le corps de l’élève a été ramené à son domicile familial, en attendant l’ouverture d’une enquête judiciaire. Les autorités locales et scolaires ont été alertées et une procédure est en cours pour déterminer les responsabilités.

Ce drame relance le débat sur la pratique des châtiments corporels dans les écoles de la RDC, interdits par la loi mais encore largement répandus dans certaines régions. Des experts en éducation soulignent les dangers de ces pratiques, qui peuvent parfois entraîner des conséquences tragiques, comme dans ce cas.

Les parents d’élèves et la communauté locale expriment leur indignation face à cette situation, appelant à une application stricte des lois sur la protection des enfants et à une sensibilisation accrue des enseignants sur les méthodes pédagogiques sans violence.

La société civile et les associations de protection de l’enfance demandent également que l’auteur de ce geste soit rapidement retrouvé et jugé conformément à la loi, afin d’éviter l’impunité et de garantir la sécurité des enfants dans les établissements scolaires du Nord-Kivu.


Yvan Kambere à Butembo

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